
Pour ce DVD post-Clermont, deux courts métrages français qui y ont été remarqués cette année rejoignent, en lien avec notre gros plan, Les mains de Christophe Loizillon (primé en Auvergne en 1996, voir Bref n° 33), ainsi que six films de l’École cantonale d’art de Lausanne, qui fête son quart de siècle d’existence (et qui a d’ailleurs présenté deux programmes rétrospectifs lors de cette édition 2013).

C’est avec Comme un chien dans une église (2007) que Fabien Gorgeart avait été remarqué et ce lieu de culte éminemment symbolique se trouve à nouveau au coeur du Sens de l’orientation, prix spécial du jury à Clermont- Ferrand cette année. Mieux, c’est la même bâtisse que l’on voit, sous un angle différent, dans les deux films, qui se répondent directement.

Le projet d'Amélie Harrault, pour son premier film, n’était pas sans écueil. Son parti pris d’évoquer la vie de Kiki de Montparnasse en mimant les styles des peintres qu’elle a rencontrés aurait pu tourner au quiz culturel ou à l’hommage pieux. Or c’est le tourbillon de la vie qui prend le dessus.

Depuis sa conception en 1988, le Département Cinéma de l’ECAL (anciennement DAVI) prépare les étudiants à la profession de réalisateur en audiovisuel polyvalent. D’abord conçue par le réalisateur Yves Yersin, la formation est, depuis l’an 2002, dirigée par le cinéaste Lionel Baier. Le cursus prend en compte les multiples champs d’application qui sont associés à la pratique de ce métier: le cinéma aussi bien documentaire que de fiction, le programme télévisuel, le clip et la publicité.