
Les usages culturels étant parfois compartimentés, nous ignorions, quand l’envie nous a pris d’en savoir un peu plus sur Vincent Macaigne, que le célibataire effacé, mal dans sa peau, qui nous avait tant séduits dans les films de Guillaume Brac, était interprété par le chef d’orchestre de mises en scène théâtrales pleines de bruits, d’invectives et de fureur.

Si trouve des courts métrages dans tous les recoins du Net, sur des sites spécialisés (mouviz.com, 6nema.com, short-movies.fr, les-courts-métrages.fr) ou ailleurs, les associations liées au secteurs ont pris le temps de la réflexion avant de proposer des plateformes de visionnage couvrant un vaste choix. Tour d'horizon prospectif.

Qu'une publication fête ses vingt ans, aujourd'hui dans un milieu de la presse en crise, relève d'une bonne dose de pugnacité et de passion. La preuve en es donnes par le revue Trafic. Célébrations.

En quoi la nouvelle édition DVD des films de Tarkovski proposé par Potemkine et Agnès b apporte sa pièce à l'édifice ? La réponse réside dans les bonus.

Les Tchèques de Maur Films et Lardux Films (pour la version française) ont produit un programme de deux courts métrages d'animation qui sort sur nos écrans le 15 février prochain. Les enfants de plus de six ans pourront découvrir deux contes en marionnettes, inspirés de l'auteur Jan Werich (fondateur du théâtre tchèque d'avant-garde). Les adultes, eux, pourront constater que l'animation tchèque est une valeur qui se transmet de génération en génération.

Le dernier film de Maud Alpi est la chronique d’une révolte. Celle d’une adolescente, submergée d’informations anxiogènes: les tortures en Afghanistan, la disparition des abeilles, ou les suicides adolescents. Sa réaction physique aurait pu être la violence ou l’amour; elle décide de courir.

Christoph Girardet et Matthias Müller prennent au pied de la lettre l’idée d’expérimental, chacune de leurs œuvres étant bien une “expérience” de spectateur. Contrejour (2009, voir Bref n° 92) suggérait en quelque sorte deux voies : tenir tête à l’inconfort visuel volontaire – un montage hyperfragmenté – au risque de la “malvoyance”, ou fermer les yeux et éprouver une matière sonore dense et âpre, sorte de prolongement auditif du régime visuel.

Au rituel des images saccadées par la vitesse du filmage de la caméra-œil de Stéphane Marti, qui continue à générer des mondes sublimes en Super 8, s’ajoutent, ici, quelques déclinaisons sonores et visuelles qui s’incarnent en un conte funèbre. Les enjeux poétiques que circonscrivent ces Amants rouges conjuguent la dérive existentielle et la quête culturelle.

Plan général sur une belle endormie dans sa chambre, avec une valise bien en évidence pour une prochaine invitation au voyage. Le pépiement du radio-réveil en fait foi, prolongé des arpèges d’un prélude orchestral…

La réalité de la vie des immigrants en France est un sujet régulièrement visité par le cinéma hexagonal, le court métrage en particulier. Mais, à la gravité souvent de mise, certain(e)s opposent parfois un lumineux regard qui n’occulte pas les difficultés rencontrées au quotidien par ces minorités peu visibles, sans dramatisation excessive et sur un ton de chronique douce-amère plutôt séduisant. C’est le registre abordé avec son second film court par la comédienne Sandrine Dumas.

Légitimement remarqué lors de la dernière Mostra de Venise, Louise Wimmer n’est pas à proprement parler un film de passage du court au long, puisque son réalisateur Cyril Mennegun, qui avait effectivement débuté par Le premier des deux qui rira en 1998, s’est ensuite tourné vers le documentaire, et c’est là qu’il s’est imposé.

C’est autour d’une personnalité magnétique de comédien, celle de Daniel Duval, que se construit le premier long métrage de Julien Donada, qui s’est souvent distingué dans le domaine du court

L’héroïne de Parlez-moi de vous de Pierre Pinaud est au cœur d'une enquête, puisque Claire, incarnée par Karin Viard, a été abandonnée enfant et obtient après enquête l’identité et l’adresse de sa mère biologique.