
Dans la réédition complétée de son Manifeste du cinéaste, Frédéric Sojcher nous crédite d’être une des rares revues à rendre compte de l’édition de cinéma avec autant d’assiduité. Nous nous en voudrions de le décevoir, mais le numéro 100 privé des rubriques habituelles a creusé encore plus l’écart entre le nombre des ouvrages que nous pourrions évoquer et la place dont nous disposons.

La mémoire collective du court métrage est impénétrable, multiple, insaisissable, indéfiniment recomposée. Les films sont passés, mais ils sont là aussi, conservés dans des archives, des cinémathèques.

En quatre chapitres et une introduction, Jacques Rancière ausculte et analyse la filmographie, théoriquement complète, du ciné-artiste hongrois*. Il considère l’œuvre entier du metteur en scène comme un corps unique qui comprend des modes et des régimes différents, à l’instar d’un organisme vivant, où cœur et cerveau se répondent.

Dans notre Bref n° 100, constitué d’entretiens exclusifs, nous avions discuté avec l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet et François Vogel sur le cosmos, le cinéma et la photographie. Cette dernière discipline, François Vogel l’a pratiquée assidûment par le truchement des sténopés (appareil photo sans objectif).

Cet album magistralement illustré est le fruit du dépouillement de plusieurs importants fonds d’archives conservés en France, en Allemagne et aux États- Unis, et qui comprennent des documents de travail (rapports de production, scénarios annotés, croquis…), des correspondances et les agendas de Lang.