
À la fin des années 1990, l’Écossaise Lynne Ramsay, issue de la prestigieuse National Film and Television School, était l’une des figures de proue du court métrage européen. Son film de fin d’études, Small Deaths (1995), puis les excellents Kill the Day (1996) et Gasman (1998) avaient collectionné les sélections en festivals et les récompenses.

Avec Michel Soutter et Alain Tanner, Claude Goretta a contribué à la notoriété du cinéma suisse dans les années 1970 par l’entremise du Groupe des cinq auxquels ont aussi participé Jean-Louis Roy et Yves Yersin. Primé à Cannes, L’invitation en fut une des pièces maîtresses.

Un duo inattendu s’est réuni autour du documentaire Cavaliers seuls édité en DVD par Studio 37. Delphine Gleize, réalisatrice que l’on suit depuis ses courts de fiction (Sale battars, 1998) jusqu’au récent long métrage, La permission de minuit, a suivi Jean Rochefort dans sa passion des chevaux.

Depuis Pygmalion en passant par Le portrait ovale (Edgar Poe), on connaît plusieurs de ces contes qui jouent de la transsubstantiation entre un être vivant et sa représentation figurée, questionnements magiques que la photographie puis le cinéma ont revivifiés.

Pour raconter L’histoire du petit Paolo, Marc Perrone n’a pas eu à trop forcer sur l’imagination. Ce conte est plutôt un hommage à un jeune autodidacte qui, vers 1870, fut à l’origine de l’industrie italienne de l’accordéon.

Dans la réédition complétée de son Manifeste du cinéaste, Frédéric Sojcher nous crédite d’être une des rares revues à rendre compte de l’édition de cinéma avec autant d’assiduité. Nous nous en voudrions de le décevoir, mais le numéro 100 privé des rubriques habituelles a creusé encore plus l’écart entre le nombre des ouvrages que nous pourrions évoquer et la place dont nous disposons.

La mémoire collective du court métrage est impénétrable, multiple, insaisissable, indéfiniment recomposée. Les films sont passés, mais ils sont là aussi, conservés dans des archives, des cinémathèques.

En quatre chapitres et une introduction, Jacques Rancière ausculte et analyse la filmographie, théoriquement complète, du ciné-artiste hongrois*. Il considère l’œuvre entier du metteur en scène comme un corps unique qui comprend des modes et des régimes différents, à l’instar d’un organisme vivant, où cœur et cerveau se répondent.

Dans notre Bref n° 100, constitué d’entretiens exclusifs, nous avions discuté avec l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet et François Vogel sur le cosmos, le cinéma et la photographie. Cette dernière discipline, François Vogel l’a pratiquée assidûment par le truchement des sténopés (appareil photo sans objectif).

Cet album magistralement illustré est le fruit du dépouillement de plusieurs importants fonds d’archives conservés en France, en Allemagne et aux États- Unis, et qui comprennent des documents de travail (rapports de production, scénarios annotés, croquis…), des correspondances et les agendas de Lang.