
La jeune réalisatrice israélienne Hagar Ben Asher, née en 1979, avait été remarquée pour son film de fin d’études, Pathways (2007), récompensé du Prix de la Cinéfondation du festival de Cannes. C’est d’ailleurs dans le cadre de la Résidence proposée par cette dynamique institution qu’elle a développé le scénario de son premier long métrage, La femme qui aimait les hommes, dont le titre français, aux évocations plaisamment truffaldiennes, est moins cru que son équivalent anglais : The Slut.
La réalisatrice incarne elle-même ce personnage d’amazone de la campagne israélienne, prise entre ses dévorants désirs charnels – pour des liaisons sans lendemains – et l’amour d’une connaissance de jeunesse de retour au village.
La sobriété de la mise en scène, la beauté des cadres et la puissance de l’interprétation de la jeune cinéaste font de ce film présenté à la Semaine de la Critique 2011 un premier long atypique, où il n’est heureusement jamais question de morale. À découvrir sans faute…